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Optimisation fiscale : des dépenses pour réduire ses impôts

Certaines dépenses à caractère personnel, que l’Etat souhaite, pour des raisons diverses, alléger grâce à des avantages fiscaux, ouvrent droit à des déductions du revenu global ou à des crédits ou réductions d’impôt. L’économie réelle d’impôt est cependant liée à la situation fiscale du contribuable et peut différer largement de la réduction d’impôt théorique.
Vous pouvez mesurez l’économie d’impôt qu’il est possible de réaliser en :

Effectuant des dons

Les dons ou subventions ayant un caractère d’intérêt général ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 75 % ou 66 % de leur montant, en fonction de l’organisme bénéficiaire, retenu dans une certaine limite. L’excédent est reporté sur les 5 années suivantes et ouvre droit à réduction d’impôt dans les mêmes conditions.

Faisant des travaux de rénovation énergétique

Le calcul du CITE dépend des travaux réalisés. Le montant du crédit d’impôt ne peut pas excéder 75 % des dépenses payées par le propriétaire. Le crédit d’impôt est toutefois limité à :
2 400 euros  pour une personne seule
4 800 euros pour un couple soumis à une imposition commune (marié ou lié par le Pacs).
Ce plafond est majoré de 120 euros par personne à charge (60 euros par enfant en garde alternée) et s’apprécie sur une période de 5 années du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2020.

Acquérant des équipements d’aide à la personne

Equipements pour les personnes âgées ou handicapées :
5 000 €
 pour une personne seule ou 10 000 € pour un couple + 400 € par personne à charge (200 € pour un enfant en résidence alternée).

Le plafond est calculé par période de 5 années consécutives. Pour les dépenses de 2019, la période s’étend de 2015 et 2019.Travaux de prévention des risques technologiques :
20 000 € par logement (quelle que soit la situation familiale).
Le plafond est calculé sur la période de 2015 à 2020.

Employant un salarié à domicile (réduction ou crédit d’impôt)

Les dépenses payées pour l’emploi d’un salarié à domicile (résidence principale ou secondaire), ou à celui d’un ascendant remplissant les conditions pour bénéficier de l’APA, ouvrent droit à un avantage fiscal prenant la forme, selon la situation du contribuable, d’un crédit d’impôt ou d’une réduction d’impôt, égal à 50 % des sommes retenues dans la limite d’un plafond annuel fixé, en principe, à 12 000 € (ce plafond peut être majoré pour personnes à charge, au titre du 1er emploi en direct d’un salarié à domicile, ou pour invalidité).

Faisant garder son (ou ses) enfant(s)

Les frais engagés pour la garde d’enfants de moins de 6 ans à l’extérieur du domicile ouvrent droit, sous certaines conditions à un crédit d’impôt égal à 50 % du montant des sommes versées, plafonnées à 2 300 € par enfant et par an.

Versant une pension alimentaire à un enfant majeur

Les pensions alimentaires versées à des enfants majeurs dans le besoin non comptés à charge sont déductibles du revenu imposable, dans une limite qui devrait être fixée à 5 947 € par enfant. Si l’enfant est marié, pacsé ou chargé de famille, la déduction devrait être portée à 11 894 € à condition que le contribuable justifie subvenir seul à l’entretien de son foyer, et ce, quel que soit le nombre de personnes composant son foyer.

Versant une pension alimentaire à un parent

On entend par « pensions alimentaires » celles qui sont servies, spontanément ou en vertu d’un jugement, en exécution des obligations alimentaires prévues par le Code civil.Seules sont déductibles les pensions alimentaires résultant d’une obligation alimentaire légale ce qui suppose qu’il existe un lien entre la partie versante et le bénéficiaire et que ce dernier soit dans un état de besoin.  A contrario, les pensions qui ne résultent pas d’une obligation légale constituent des libéralités et ne sont pas déductibles des revenus imposables (ni par conséquent imposables entre les mains de ceux qui les perçoivent).

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